D’où vient ma façon de travailler ?
Il y a quelques années, dans l’équipe où je travaillais, nous partagions un agenda en ligne. L’outil avait été déployé pour le plus grand nombre, pas pour notre façon de travailler. Nous étions souvent en déplacement : il fallait le consulter vite, sur un téléphone, et il était lent, pensé pour un ordinateur qu’on allume le matin. Les rendez-vous qui se répètent y étaient un casse-tête. Chaque semaine, une erreur de planning envoyait quelqu’un au mauvais endroit. L’outil pesait sur tout le monde, tout le temps.
En réunion, j’ai proposé qu’on s’y penche, plutôt que de continuer à le subir. La réponse a été sans équivoque :
« Ce n’est pas l’outil qui s’adapte au besoin, c’est le besoin qui s’adapte à l’outil. »
Ce jour-là, j’ai compris que je voyais les choses autrement. Un outil se choisit pour ceux qui s’en servent vraiment : leur façon de travailler, leur temps, leurs habitudes. Mon métier part de là : d’abord ce dont vous avez besoin, ensuite l’outil. Pas l’inverse.
Mon parcours
Je travaille dans l’informatique depuis plus de dix ans, sous plusieurs casquettes.
Après des études supérieures en informatique, j’ai commencé comme développeur web chez Avfactory, une entreprise de création audiovisuelle. Entre deux projets, je m’occupais aussi du reste : les serveurs qui calculaient les images 3D, le stockage partagé par l’équipe. Des gens au travail, avec un besoin très particulier et gourmand en puissance : une machine de calcul ne se monte pas au hasard, il faut comprendre le travail avant de choisir le matériel, jusqu’au refroidissement.
J’ai ensuite développé à plein temps chez Babaweb la partie invisible des sites, celle qui tourne sur le serveur, puis j’ai continué comme indépendant.
En 2021, je suis passé de l’autre côté, comme technicien informatique au Département de la Sarthe. Je travaillais main dans la main avec l’administrateur système : j’étais son stéthoscope, celui qui lui signalait tout ce qui paraissait suspect, urgent ou non. J’y ai appris à tenir un parc de plusieurs centaines d’ordinateurs, avec ses mises à jour et ses règles communes à tous les postes, et à connaître une collectivité de l’intérieur.
Puis, conseiller numérique France Services pour la Ville du Mans, j’ai accompagné des personnes éloignées des outils dans leurs démarches en ligne. J’y ai appris à expliquer sans jargon et sans juger.
Depuis 2024, j’exerce comme responsable informatique à temps partagé, en contrat avec la coopérative Let’s Co_Up.
Ce que j’essaie d’abord chez moi
J’adapte les outils aux besoins, les miens compris. Chez moi, j’essaie avant de proposer : ce qui marche entre dans mon travail, et ce qui ne marche pas, je sais pourquoi. En me confiant votre informatique, vous profitez aussi de ce temps passé à chercher.
Des ordinateurs montés à la main
Je monte des ordinateurs exigeants, pour moi et pour d’autres. C’est ce qui me permet de choisir en connaissance de cause le matériel que je vends.
Des appareils qui ne parlent pas à leur fabricant
Tout mon réseau passe par un filtre qui bloque les publicités et les pisteurs. Ma caméra n’a pas accès aux serveurs de son fabricant. Mon aspirateur-robot non plus : j’ai soudé une carte pour m’y brancher et remplacé son logiciel. Ce qui se passe chez moi reste chez moi.
Avec quels outils ?
AdGuard, Valetudo
Mes services, chez moi, joignables de partout
Un serveur à la maison fait tourner les services dont je me sers chaque jour : ma bibliothèque de lecture, mes liens archivés, la position de ma voiture et de mes téléphones. Je le joins de partout, même sans adresse internet fixe, sans rien ouvrir sur ma box : un petit serveur loué sert de passerelle et contrôle l’accès à chaque service.
Avec quels outils ?
Kavita, Linkwarden, Traccar, Pangolin (Newt), VPS
Une veille technique rédigée chaque matin
Chaque matin, une lettre me résume l’actualité technique qui me concerne. Un programme récupère et trie les articles de mes sources. L’IA lit chacun d’eux, écarte ce qui est déjà traité, payant ou promotionnel, puis rédige selon mes besoins. Elle ne sert qu’à moi.
Avec quels outils ?
flux RSS, Python, Claude Opus 5
Linux, par choix
Je travaille sous Linux, par choix : pour ne plus dépendre de Windows et ne pas être forcé de passer à Windows 11. Je connais bien Windows, qu’on retrouve dans presque toutes les structures, et macOS dans une moindre mesure.
Des pièces imprimées pour ranger et réparer
Avec mes imprimantes 3D, je fabrique les pièces qui manquent : de quoi ranger les câbles de ma baie informatique et de mon bureau, des supports pour mon serveur et mon matériel. Quand une pièce de l’imprimante a lâché, j’en ai imprimé une nouvelle. Je pars de modèles partagés en ligne, je ne dessine pas encore les miens.
Avec quels outils ?
Bambu Lab P1S, Ender 3 V2
Une voiture de la fin des années 2000, mise à jour
Ma voiture n’avait qu’un autoradio avec Bluetooth. Chaque trajet commençait par le même rituel : caler le téléphone sur le pare-brise, le connecter, le brancher pour ne pas vider sa batterie. J’y ai installé une tablette avec sa propre connexion, un vrai GPS et la radio numérique. Maintenant, je démarre et tout fonctionne comme si c’était d’origine : navigation, radio, musique en ligne ou depuis mon serveur.
Avec quels outils ?
tablette Android, DAB+, Traccar
Et les sites web ?
J’ai une seconde activité, séparée : PXLPERFECT, où je conçois des sites vitrines pour les indépendants et les petites structures.
Ici, je m’occupe de votre informatique ; là-bas, de votre présence en ligne. Vous avez besoin des deux ? Je peux m’occuper de l’un et de l’autre : parlons-en.
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Vous voulez parler de votre besoin ? Écrivez-moi : nous prendrons le temps d’en discuter et de voir ce que je peux vous apporter. Inutile de tout préparer avant : votre installation, telle qu’elle est, est mon point de départ. Le premier rendez-vous est gratuit et sans engagement.
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